Discuter, échanger et réfléchir sur des problématiques liées à l'intégration et/ou au développement sous la forme de journées d'échanges.
L’objectif du FORIM en organisant cette journée sur ce thème est de faire connaître, reconnaître et valoriser l’apport des femmes immigrées ou issues de l’immigration, dans le champ de l’intégration en France et dans le champ du développement des pays d’origine des migrants. Cette journée sera surtout un espace d’échanges qui permettra à ces femmes d’exprimer les réussites, les difficultés rencontrées dans le cadre de leurs actionsici et là-bas.
Le public cible de cette journée est en premier lieu femmes migrantes impliquées dans des associations et qui agissent sur les deux espaces ( Nord-Sud ) et les associations membres du FORIM. Sont également invités des organisations de solidarité nationale et internationale, responsables associatifs, élus, universitaires, chercheurs, institutionnels
Un concept évolutif
Le concept de co-développement a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. Il est encore méconnu des chercheurs comme des médias et du public voire de ses propres acteurs eux-mêmes. A l’origine, il renvoyait à une idée d’intérêt commun à coopérer dans le développement économique des pays du Sud et du Nord. La politique française dans ce domaine, en se limitant à des pays de forte émigration, a suscité une certaine méfiance de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme vis-à-vis du co-développement considéré à tort ou à raison comme une politique de maîtrise des flux migratoires. Au moins, il aura permis de faire reconnaître et d’intégrer officiellement l’apport des migrants comme facteur spécifique de développement pour leurs régions d’origine. Après la suppression de la MICOMI (Mission Interministérielle au Co-Développement et aux Migrations Internationales) en 2002, la récente nomination de Christian Connan, Ambassadeur délégué au co-développement auprès du Ministère des affaires étrangères confirmerait-elle cette tendance ?
La communauté algérienne est, par le nombre, la première communauté étrangère, hors UE, vivant en France. L'apport financier de l'immigration algérienne a constitué pendant de nombreuses années une des principales sources de devises de l'Algérie. Cet apport reste toujours considérable. Contrairement à d'autres communautés, l'immigration algérienne est faiblement structurée : les associations existantes sont pour la plupart informelles (associations de villages) et faiblement orientées vers des objectifs de développement.
L’émergence en France de ce qu’il est convenu d’appeler les Organisations de Solidarité Internationale issues de l’Immigration (OSIM) est un phénomène marquant des deux dernières décennies. Le processus de légitimation par l’Etat du rôle des OSIM commence en 1997 avec le lancement des politiques de co-développement pour se concrétiser en 2002 avec la création et la reconnaissance du FORIM comme interlocuteur national réunissant une trentaine de réseaux et plus de six cents associations de base.
Elle a pour objectif principal d’être un lieu d’échange et de capitalisation des expériences individuelles et collectives des jeunes issus de l’immigration. Elle entend valoriser les engagements collectifs et individuels des jeunes dans la solidarité internationale et mettre en lumière les initiatives entrepreunariales de la
jeunesse issue de l’immigration.
De plus, elle vise à capitaliser et restituer le travail « des jeunes » réalisé en mars 2003 sous la forme d’ateliers régionaux et lors des ateliers de travail hebdomadaires mis en place depuis 2004.