FORIM


Forim / Actions / Rencontres thématiques / Table ronde sur "Co-développement, lutte contre le racisme, dialogue entre les cultures et paix", le 21 juin 2003



Right menu

Dernières nouvelles

La Journée des assises de la Jeunesse

Café solidaire de l'association Valeurs d'Afrique

L’association Valeurs d’Afrique organise le vendredi 19 décembre un café solidaire sur le thème :Crise économique et Solidarité internationale : Quel avenir pour le tourisme solidaire ?

Rencontre sur "Jeunesse et solidarité internationale : quels engagements ?"

Le réseau IDD (Immigration Développement Démocratie) organise une rencontre nationale le samedi 20 décembre 2008 à Nancy sur le thème : « Jeunesse et Solidarité Internationale : quels engagements ? »

Programme.pdf 74,39 kB

Le Fojim


Table ronde sur "Co-développement, lutte contre le racisme, dialogue entre les cultures et paix", le 21 juin 2003

Un concept évolutif

Le concept de co-développement a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. Il est encore méconnu des chercheurs comme des médias et du public voire de ses propres acteurs eux-mêmes. A l’origine, il renvoyait à une idée d’intérêt commun à coopérer dans le développement économique des pays du Sud et du Nord. La politique française dans ce domaine, en se limitant à des pays de forte émigration, a suscité une certaine méfiance de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme vis-à-vis du co-développement considéré à tort ou à raison comme une politique de maîtrise des flux migratoires. Au moins, il aura permis de faire reconnaître et d’intégrer officiellement l’apport des migrants comme facteur spécifique de développement pour leurs régions d’origine. Après la suppression de la MICOMI (Mission Interministérielle au Co-Développement et aux Migrations Internationales) en 2002, la récente nomination de Christian Connan, Ambassadeur délégué au co-développement auprès du Ministère des affaires étrangères confirmerait-elle cette tendance ?

Une grande diversité d’approches

Aujourd’hui, une observation scientifique sans a priori idéologique des pratiques de co-développement montre une grande diversité d’approches interculturelles qui améliorent l’efficacité des stratégies de développement “ ici et là-bas ” en combinant plus ou moins les apports des associations de solidarité internationale et ceux de la coopération décentralisée entre collectivités locales. Avec la pratique de projets de co-développement de plus en plus variés, complexes et durables, les migrations internationales apparaissent de plus en plus comme des facteurs positifs d’enrichissement mutuel entre territoires. La multiplication des échanges technologiques, économiques, culturels et personnels favorise aussi le progrès social, la connaissance de l’autre, le respect des différences et la fraternité des peuples. Convenablement redéfini, le co-développement ne pourrait-il pas devenir un nouveau paradigme ouvrant sur des stratégies inédites, notamment, en matière d’économie solidaire et de protection de l’environnement, d’intégration sociale et de politique de la jeunesse, de lutte contre le racisme et l’exclusion, de renforcement des droits de l’homme et des logiques démocratiques ?

Relancer le co-développement

D’une part, il apparaît nécessaire de relancer les politiques de co-développement non pas seulement de façon bilatérale entre la France et certains états cibles mais plus globale entre l’Europe et l’Afrique ou les autres pays associés comme c’est possible dans le cadre des accords avec les pays ACP. D’autre part, face à l’immensité et à l’urgence des besoins de terrain “ ici et là-bas ”, compte tenu des difficultés de convergences des politiques européennes et du relatif désengagement de la politique française, la question du co-développement se pose d’abord au niveau de la connaissance mutuelle, de la coordination et du renforcement des initiatives des associations et des collectivités concernées. En cela l’expérience française peut être considérée comme exemplaire si l’on s’en réfère au processus qui a donné naissance au FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations). A partir de là, avec les collectifs et les réseaux intéressés peut-on envisager un regroupement plus large dépassant les clivages entre origines et statuts ? Cette démarche peut-elle être étendue au niveau européen à la faveur de l’harmonisation en cours des politiques d’immigration et de coopération pour offrir une perspective nouvelle de co-développement se construisant “ du bas vers le haut ” avec l’appui de la Commission et de l’UE?

Elargir les points de vue

Le débat engagé en octobre dernier à Paris lors des Jeudis de l’ENAR (European Network Against Racism) a montré tout l’intérêt d’élargir les points de vue sur cette problématique. Dans cette phase de réflexion initiale une première “ table ronde ” est organisée en partenariat entre l’Association Universitaire de Coopération Internationale (AUCI), le FORIM et l’ENAR le 21 juin à l’Université de Paris X, Salle de conférence de la recherche (Bâtiment B).

Le but en est de faciliter les rencontres et les échanges entre représentants associatifs, universitaires et responsables publics pour progressivement :

-Permettre une meilleure connaissance des acteurs et des pratiques du co-développement.

-Evaluer les perspectives des politiques publiques et des stratégiques associatives.

-Coordonner les efforts au niveau national et européen mais aussi africains et ailleurs.

-Contribuer à améliorer les outils, l’information, la formation et la recherche.