Rencontre sur "L'apport des migrants au co-développement avec l'Algérie", le 20 septembre 2003
La communauté algérienne est, par le nombre, la première communauté étrangère, hors UE, vivant en France. L'apport financier de l'immigration algérienne a constitué pendant de nombreuses années une des principales sources de devises de l'Algérie. Cet apport reste toujours considérable. Contrairement à d'autres communautés, l'immigration algérienne est faiblement structurée : les associations existantes sont pour la plupart informelles (associations de villages) et faiblement orientées vers des objectifs de développement.
On assiste toutefois depuis une dizaine d'années à une évolution qualitative et quantitative du tissu associatif algérien en France. Depuis la fin des années 80, la composition de l'immigration algérienne a été modifiée par la venue en France de dizaines de milliers de cadres et d'universitaires algériens à la recherche de conditions de vie et de travail plus favorables à leur épanouissement personnel et professionnel. Ces derniers commencent à s'organiser en se regroupant sur une base professionnelle ou en constituant des associations de solidarité orientées vers des objectifs humanitaires ou de développement. De nombreux jeunes issus de l'immigration s'engagent par ailleurs dans des actions structurées à destination de leur pays d'origine. Conformément à sa mission, le FORIM organise cette journée - en partenariat avec Enda Europe, la FAFRAD et la Ville de Bobigny - en vue de promouvoir une meilleure connaissance et un plus grand dialogue entre les différentes dynamiques actives en matière de co-développement avec l’Algérie.
Objectifs de la rencontre
La rencontre de Bobigny vise à faire le point sur l'apport de la communauté algérienne ou d'origine algérienne au développement de ce pays. Elle permettra également de « visibiliser » les actions entreprises par les Organisations algériennes de Solidarité Internationale issues de l’Immigration (OSIM). Finalement, cette rencontre servira à mieux expliciter la manière dont les OSIM algériennes pourront s'insérer dans des dispositifs de coopération français ou européens, et notamment les dispositifs de co-développement.
