L'EDITO DU MOIS de Novembre

L'EDITO DU MOIS
de Patrick Rakotomalala 
 
J’ai découvert le Forim au moment où, lançant Fact Madagascar, notre fédération d’associations et ONGs de la Diaspora malgache, nous recherchions des organisations de référence. Nous voulions évaluer des modèles sur lesquels nous pourrions nous appuyer et bâtir notre plate-forme. Fact Madagascar avait ainsi, elle aussi, vocation à soutenir, inspirer, accompagner, professionnaliser les OSIM malgaches. Le programme PRA/OSIM nous offrait, par ailleurs, à travers une labellisation OPAP, l’opportunité de formaliser notre savoir faire méthodologique en termes de dossiers de projets. De fait, je ne voyais dans le FORIM qu’une meta-organisation qui ne semblait avoir comme principale vocation que la production de plaidoyers, la promotion et le soutien des OSIM et le financement de leurs micro-projets.
Ce n’était, de ma part, qu’une vue paresseuse de l’esprit que j’allais largement réviser une fois au cœur de notre écosystème. Notre Forim, avec ses salariés et ses bénévoles, à travers ses différents programmes et initiatives, à travers la défense de l’expression de nos solidarités ICI (Coups de Pouce, Journées Jim, séminaires et formations, Prix Madiba, etc ….), et LA-BAS (Pra/Osim, Codev, RIS, …), porte en fait une dimension qui lui donne bien plus de sens et doit lui conférer une autre ambition.
Qui d’autre que nous peut-il véritablement porter la voix des migrations comme nous l’avons fait pour la campagne « « 10 Mythes » ? Qui donc autre que le Forim, de fait, peut-il revendiquer la légitimité de défendre l’enjeu des migrations sur la place publique, ICI et LA-BAS. Qui d’autre que le Forim est plus à même de porter la voix sur le sujet des migrations, sujet oh combien dévoyé, aujourd’hui dans les différents espaces politiques et médiatiques ? Qui d’autre que nous peut-il véritablement porter et défendre les enjeux du co-développement ? N’avons-nous pas une place particulière à prendre dans l’action publique européenne et la définition des politiques d’aide au développement ? Et si oui, la prenons-nous pleinement ?
Il s’agit peut-être aujourd’hui de véritablement définir le Forim dont nous rêvons. En nous posant la question tous ensemble, élus, équipe dirigeante, collectifs et OSIMs : n’est-il pas temps de nous assumer, ambitieusement, comme acteurs d’un véritable impact et acteurs de véritables changements ICI et LA-BAS ? Et à quelle hauteur pouvons-nous rêver voir cet impact et ces changements ?
Les actions et les initiatives que nous menons tout au long de nos agendas des semaines et mois à venir, assoient toujours plus notre légitimité. Cette légitimité peut nous pousser à de plus grandes ambitions en termes d’actions et d’impact.

Patrick Rakotomalala – Secrétaire général du FORIM