Le Groupe de travail « Genre et Migrations »

Depuis plusieurs années, le groupe de travail « Genre et Migrations » du FORIM se mobilise pour faire face à plusieurs constats :

o   Ici et là-bas, les femmes sont très présentes dans le co-développement mais leurs actions sont peu valorisées ;

o   Elles ont souvent moins accès que les hommes aux ressources et à la formation pour mener leurs activités ;

o   Souvent visées comme « bénéficiaires », elles ne sont pas perçues ou soutenues comme actrices indispensables du développement ;

o   Elles sont minoritaires dans les prises de décisions, à tous les niveaux ;

o   Les difficultés qui les touchent sont analysées, voire justifiées, comme « réalités culturelles », et non comme violations de droits ou discriminations structurelles.

Face à cette situation, le FORIM constate que : 

o   Les organisations de solidarité internationale, les OSIM y compris, ne tiennent pas suffisamment compte du fait que les inégalités entre les sexes biaisent et freinent le développement, et, constituent  souvent, une violation des droits humains des femmes ;

o   Ici et là-bas, les femmes et les hommes impliqués dans des programmes de développement manquent de compétences et d’outils pour intégrer la dimension « genre » dans leur travail ;

o   La prise en compte de la dimension « genre » est devenue un critère de financement des programmes de développement Nord-Sud.

Fort de ce constat, le groupe « Genre et migrations » du FORIM s’est penché très tôt sur la question de savoir comment, avec les acteurs et actrice impliqué(e)s dans la réflexion, mettre en place une nouvelle approche plus équitable à la prise en charge de ce phénomène ? Comment et quelle boite à outil mettre en place pour diagnostiquer et résorber les disparités de genre ? Comment apporter des réponses idoines aux problèmes posés par les femmes migrantes quels que soient leurs champs d’actions « ici » et « là-bas » ?

C’est pourquoi le FORIM, à travers son groupe « Genre et Migrations »  s’implique dans tous les axes qui relèvent du Genre et des femmes en participant à des forums, séminaires, formations, interventions et divers autres domaines où le FORIM se veut un exemple dans la conjugaison dynamique des cultures, mais aussi des genres. Le FORIM s’est donc placé, dès sa création, dans une dynamique de faire connaître, reconnaître, valoriser et appuyer les associations et initiatives des femmes migrantes, ici et là-bas.

Plus spécifiquement, quelques illustrations du travail du Groupe « Genre et migrations » du FORIM :

C’est ainsi que le groupe « Genre et migrations » a organisé en France, après une rencontre nationale d’état des lieux en 2002, des premières Assises Nationales consacrées à cette frange peu visible, peu valorisée dans les Migrations internes, mais aussi dans les migrations internationales.

De plus, pour aider ses membres à réagir et agir face aux inégalités entre les sexes, le FORIM s’est engagé, avec la collaboration et le soutien d’autres partenaires, dans un programme de formation sur les « questions de genre ». 

Au courant de l’année 2011, le FORIM a mis en œuvre deux modules de formation ont été organisés destinés aux acteurs/actrices d’OSIM de femmes ou de réseaux d’OSIM féminines désirant intégrer l’approche genre dans l’élaboration et la mise en place de leurs projets.

Ces deux modules se sont déroulés sur deux jours chacun, au mois d’octobre 2011, et s’intitulaient :

· Genre et migrations, réseautage et communication, les 19 et 20 octobre 2011

· Genre, citoyenneté et droits au féminin, les 21 et 22 octobre 2011

Un troisième module de formation sur l’intégration et la planification du Genre a été organisé, en plusieurs sessions, à l’attention des membres du Conseil d’Administration du FORIM (titulaires et suppléant(e)s) (mai et décembre 2011).