L'égalité entre femmes et hommes : un des défis des projets financés par le PRA/OSIM

Autonomie alimentaire, amélioration de la santé, réduction de la pauvreté, autogestion financière, renforcement des capacités d'investissement. Ce sont parmi les objectifs prioritaires des projets financés par le dispositif du PRA/OSIM, en faveur des femmes, dans les différents pays d'intervention des diasporas. 

Le dispositif phare du FORIM, mis en place pour soutenir les Organisations Issues des Migrations dans la réalisation des actions de développement dans les pays d'origine, veille à intégrer le volet genre dans les différentes étapes du cycle de projet (conception, suivi et évaluation), l'égalité entre femmes et hommes étant l'un des combats majeurs auxquels doivent faire face les initiatives de développement portées par les OSIM. 

C'est le cas du projet "Renforcement du groupement des femmes de Sekou-Govié par la diversification des productions", porté par l’Association Pont France Afrique dans la République du Bénin, en partenariat avec l’Antenne APFA et L’Association des Groupements des femmes de Sekou Govie.

Accompagnée par COSIM Rhône-Alpes, membre du FORIM et opérateur d’appui de projet PRA/OSIM, Pont Afrique France développe depuis 2012 des actions pour améliorer l’existence des femmes, notamment mères et mères célibataires en milieu rural.  A partir de l'identification des besoins des femmes directement concernées par le portage des actions, le projet vise à réaliser des activités qui combinent formation technique, installation des matériels de production et de transformation alimentaire, soutien au renforcement des groupements de femmes.  

La prise d’indépendance est encore plus nécessaire en milieu rural où les femmes travaillent majoritairement et sont plus souvent en situation de faible revenu et dépendance financière, ce qui fragilise leur position dans la relation familiale et engendre davantage des conflits. Pour cette raison la création d’une tontine représente un fort acquis du projet, car elle permet de gérer les bénéfices réalisés grâce aux activités du groupement en favorisant la création d’un capital propre pour chacune des membres. En brisant le cercle vicieux manque de moyen, manque d’investissement, les femmes formées initient et mettent en œuvre des actions positives au niveau individuel et communautaires et gèrent mieux leurs activités génératrices de revenus, leur objectif d’indépendance devient source de motivation pour travailler chaque jour et ensemble avec les autres femmes. 

Le projet fait bénéficier directement 80 femmes et indirectement toutes les familles, environs 500 personnes et finalement aussi bien le territoire d’action dans son ensemble, 5 villages qui composent la zone d’intervention.

Aujourd’hui, atteindre l’autonomie financière reste parmi les objectifs essentiels pour une réelle prise de pouvoir des femmes et leur capacité de prendre des initiatives et des décisions pour leur vie.  Il s’agit d’un pas important aussi ai niveau du changement de mentalités, notamment pour sensibiliser la majorité de la population que l'amélioration de vie de la communauté passe également par les femmes et leur autonomisation, maillons essentiels du développement local.